Chronique Conseils photos par Christian Lévesque.
Dans notre chronique précédente sur le calcul de la lumière, nous avons abordé rapidement la notion des histogrammes. Résumons rapidement : à gauche, les basses lumières (zones sombres de l’image) et à droite, les hautes lumières (zones éclairées). Le nombre de pixels enregistrés pour chacun des niveaux de lumière différera à chacune de vos photos.

Si des pixels « sortent » de votre histogramme vers la droite, ils seront « brulés » (complètement blancs) et ne contiendront plus aucune information. Votre appareil (s’il est configuré de la sorte) vous l’indiquera en faisant clignoter les zones où ces pixels se trouvent. Si tel est le cas, il sera impossible de retrouver l’information dans ces parties de votre image. Même un logiciel comme Photoshop n’y pourra rien. La bonne nouvelle, c’est que si vous analysez vos histogrammes immédiatement après la prise de votre photo, vous pourrez en prendre une nouvelle en tentant de conserver ces pixels capricieux dans les limites de votre appareil. Il faudra peut-être recadrer l’image en vous déplaçant physiquement ou encore ajuster vos différents menus (ISO, ouverture, vitesse) ou bien utiliser artistiquement cette limite technologique!

Les appareils numériques permettent de capter 5 « valeurs de lumières » que l’on appelle communément « stop ». Lorsqu’on se dirige vers les hautes lumières (vers la droite), chaque « stop » de lumière comporte le double de luminosité que le précédent. À l’inverse, chaque « stop » inférieur contient moitié moins de lumière que son voisin de droite. Remarquez aussi que l’histogramme de référence inclut dans l’image ci-jointe n’est pas situé exactement au centre et porte plutôt vers la droite. La raison est bien simple : plus les pixels de votre histogramme se trouvent vers la droite (sans dépasser la limite permise), plus ces pixels seront de bonne qualité. Inversement, plus votre histogramme sera orienté vers la gauche et plus votre image sera sombre et difficile à équilibrer. Ces zones sombres peuvent aussi causer du bruit numérique indésirable.
Toutefois, n’oubliez pas que pour une photo de nuit, l’histogramme portera naturellement plus à gauche. Et cela sera tout à fait normal : la scène photographiée est plutôt sombre. Et attention : il n’existe pas d’histogramme parfait. Chaque scène est différente et créera un histogramme particulier. Ce sera à vous de déterminer s’il convient à ce que vous essayez d’accomplir. Dans tous les cas, n’oubliez pas que l’histogramme est votre meilleur allié pour déterminer le rendu final de votre image.
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Christian Lévesque est rédacteur en chef des revues Espaces et Adventura. Il crée des images pour ces magazines, pour lui-même et pour d’autres clients. Il est aussi derrière le blogue Carnets d’aventures. Vous pourrez également le trouver sur Facebook et Twitter.
Tags : conseils photo

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