Mardi 17 août 2010.
Les pilotes d’Air Transat affiliés à l’ALPA (Air Line Pilot Association) se sont prononcés pour la grève dans une proportion de 97 %. Pas moins de 93 % des 325 pilotes du transporteur ont participé au vote qui s’est tenu hier (16 août).
Si les négociations pour le renouvellement de leur convention collective n’aboutissent pas d’ici là, les pilotes auront le droit de déclencher une grève légale à partir du 1er octobre, ce qui pourrait compromettre le démarrage de la saison d’hiver.
L’unité syndicale représentant les pilotes d’Air Transat a entamé les négociations devant conduire au renouvellement de leur convention collective en janvier dernier. « Nos pilotes cherchent une entente qui reconnaisse leur contribution au succès d’une compagnie aérienne qu’ils ont aidé à bâtir », déclarait le commandant Sylvain Aubin, président de l’unité syndicale qui représente les pilotes d’Air Transat.
Le recours à la sous-traitance…
Un des points d’achoppement est le recours à la sous-traitance par le groupe. Les pilotes se plaignent notamment de ne plus effectuer que la moitié de tous les vols exploités pour le compte des filiales voyagistes du groupe, contre 75 %, voici quelques années.
À leur demande, la ministre du travail avait nommé une commissaire-conciliatrice, le 25 juin. Jusqu’à présent, la conciliation ne semble pas avoir débouché sur des résultats satisfaisants pour les parties.
L’ALPA a dégagé une somme de 1 M$ qui a été versée dans un fonds de prévoyance. Ce fonds sera mis à contribution, en cas de grève.
Transat confiante
Pour sa part, la direction de Transat a diffusé un communiqué indiquant que les négociations se poursuivent.
« Transat A.T. et sa filiale Air Transat travaillent de bonne foi à ce qu’une entente soit conclue, qui soit de nature à satisfaire les deux parties, et qui tienne compte de la réalité du marché, et elles sont confiantes d’y arriver », y écrit-on.
André Désiront, Tourisme Plus

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Nous économisons depuis longtemps pour notre voyage à Paris en octobre, nous sommes dans l’expectative la plus totale et ne pouvons nous réjouir de notre départ ne sachant pas si oui ou non nous partirons. La basse saison est aussi la saison de ceux qui peuvent à peine se payer un voyage en Europe. J’espère que le tout se réglera.
Louise Proulx